S’assurer après un retrait ou une suspension de permis

Les utilisateurs de voitures sportives le savent pertinemment , il y a un risque élevé de se retrouver, ne serait-ce que quelques secondes, à une vitesse bien au-delà de la vitesse maximale autorisée, en particulier depuis l’abaissement de 90 à 80km/h.
Et c’est souvent dans ces petits instants où l’on roule trop vite par rapport à ce qu’autorise la loi, par exemple lors d’un dépassement, que l’on se fait prendre au radar, généralement de type mobile.

Rappelons que si l’excès de vitesse en compris entre 30 et 40 km/h au-delà de la limite autorisée, soit par exemple entre 110 et 120 sur un nationale limitée à 80 km/h, le conducteur perdra 3 points et pourra faire l’objet d’une suspension de permis (3 ans maximum). Si l’excès est compris en 40 et 50 km/h, on perd 4 points et on risque toujours la suspension de permis mais aussi la rétention immédiate par les forces de l’ordre. Enfin, si la vitesse constatée par le radar est de plus de 50km/h, on parle de grand excès de vitesse, on perd 6 points, le permis fait l’objet d’une rétention immédiate, l’immobilisation du véhicule, et on risque la suspension pour une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans.
Enfin, bien entendu, si le solde de points du permis tombe à zéro le permis est retiré.

Autant en ville ou sur des routes encombrées, le risque est nul, autant le risque d’être en excès de vitesse est grand lorsque l’on circule sur une autoroute déserte ou sur une route fluide. Par exemple, sur une nationale limitée à 80 km/h, si on suit une voiture dont la vitesse est d’environ 70 km/h et que la route est dégagée on sera tenté de doubler. Mais avec une voiture sportive dotée d’un moteur 4, 6 ou 8 cylindres dont la puissance dépasse largement les 250 chevaux, le simple fait d’accélérer pour effectuer ce dépassement vous propulse en quelques secondes de 80 à 120 km/h. Pour rappel il faut entre 4 et 5 secondes à une BMW M6, une Audi S3 ou a une Renault Megane RS pour effectuer cet exercice sur le 4ème rapport, et une seconde de moins sur le 3ème rapport. Autant dire qu’il est très facile de se retrouver en quelques secondes à une vitesse dépassant de 40 km/h la limite autorisée.
D’où les suspensions de permis parfois dus à « pas de chance ».

Mais au-delà de la suspension peut se poser le problème de l’assurance. En effet, il n’est pas rare qu’un assureur décide de résilier le contrat à son échéance, estimant que si votre permis a été suspendu vous représentez un risque qu’il ne souhaite pas couvrir.
Il est cependant possible de s’assurer après avoir eu son assurance auto résiliée par son précédent assureur. Des compagnies, certaines spécialisées dans les conducteurs malusés mais aussi d’autres plus « classiques », acceptent d’assurer des conducteurs dont l’assurance a été résiliée suite à un excès de vitesse. Il y aura certes une hausse des primes, mais ces assurances savent analyser les raisons de la suspension de permis et de résiliation d’assurance, et ainsi en minimiser l’impact.

Pour un assureur il vaut mieux assurer un conducteur ayant fait un excès de vitesse de 40 km/h sur une autoroute déserte ou lors d’un dépassement avec un véhicule aux capacités d’accélération, de tenu de route et de freinage adaptées plutôt qu’assurer un conducteur dont le permis a été suspendu pour cause de conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants.

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